03/31/10 Ah mais... du salut !
Y a un truc vraiment glauque par ici, ce sont les façades, dressées pour la gloire de l'humanité, façon égérie stalinienne.
Évidemment, rue de Charonne, impossible de manquer cet édifice entre hygiénisme et prison de charme, sis au 94.

L'hôtel populaire pour hommes y est devenu, sous la pression de la guerre de 14-18, un Palais de la femme. Pour l'occase, les financeurs du nouveau projet avaient gagné le droit de tatouer leur marque, petit nom ou petite morale, sur les portes des chambres, à destination de ces pauv femmes seules zé abandonnées.
Aujourd'hui reconnues comme foyers d'urgence, d'utilité publique, ces bonnes oeuvres de l'Armée du Salut*, par ailleurs potes à Bush et ardents militants de la discrimination anti-gays, sont gentiment subventionnées par l'État, la Ville et la Région (une centaine de millions d'euros rien qu'en 2007).
Pour y entrer, vaut mieux, cependant, avoir déjà un statut professionnel, les critères se fondant sur la solvabilité des clientes (400 euros les 9 m2).
Ah pis, on prend pas non plus les ménopausées. Et les mères célibataires, on s'en branle méchant.

* L'Armée du Salut est convaincue que sa mission voulue par Dieu est d'annoncer à l'humanité le salut qui est
en Jésus-Christ : salut actuel, immédiat, gratuit et complet.(sic)
Expulsions arbitraires et expéditives, évidemment pas d'bail, réfectoire et couvre-feu. Pas d'gosses, pas d'mecs, mais l'Esprit en soutien.
Une usine à gouines près d'chez vous, financée par l'état, la ville et la région, dans la plus pure tradition néo-protestante. Merci l'Armée du Salut !
Une gestion de l'urgence efficace et durable, signe d'un état sain, qui fait le bonheur de ses dirigeants. C'est pourquoi, tout aussi logiqu'ment, la cour des comptes n'a encore jamais eu l'idée d's'en mêler.
Évidemment, rue de Charonne, impossible de manquer cet édifice entre hygiénisme et prison de charme, sis au 94.

L'hôtel populaire pour hommes y est devenu, sous la pression de la guerre de 14-18, un Palais de la femme. Pour l'occase, les financeurs du nouveau projet avaient gagné le droit de tatouer leur marque, petit nom ou petite morale, sur les portes des chambres, à destination de ces pauv femmes seules zé abandonnées.
Aujourd'hui reconnues comme foyers d'urgence, d'utilité publique, ces bonnes oeuvres de l'Armée du Salut*, par ailleurs potes à Bush et ardents militants de la discrimination anti-gays, sont gentiment subventionnées par l'État, la Ville et la Région (une centaine de millions d'euros rien qu'en 2007).
Pour y entrer, vaut mieux, cependant, avoir déjà un statut professionnel, les critères se fondant sur la solvabilité des clientes (400 euros les 9 m2).
Ah pis, on prend pas non plus les ménopausées. Et les mères célibataires, on s'en branle méchant.

* L'Armée du Salut est convaincue que sa mission voulue par Dieu est d'annoncer à l'humanité le salut qui est
en Jésus-Christ : salut actuel, immédiat, gratuit et complet.(sic)
Expulsions arbitraires et expéditives, évidemment pas d'bail, réfectoire et couvre-feu. Pas d'gosses, pas d'mecs, mais l'Esprit en soutien.
Une gestion de l'urgence efficace et durable, signe d'un état sain, qui fait le bonheur de ses dirigeants. C'est pourquoi, tout aussi logiqu'ment, la cour des comptes n'a encore jamais eu l'idée d's'en mêler.
Y en a qui bossent
Un Paris, des paris. Paris d'Inuit comme dans c'est beau une ville, l'inuit. ExileE sur un nouveau condiment. Avec ou sans metro.
Je viens de m'apercevoir que j'ai l'age désormais d'entrer au service d'un ecclésiastique. C'est dingue.