01/10/10 Bleu schtroumpf
Il en est de certaines expos comme des plus belles amours, elles doivent se laisser désirer. La Fondation Cartier fermait aujourd'hui les portes de sa présentation des origines du graff. Je connaissais pas l'endroit, je n'aime pas montparnasse et rien que le nom sentait la boucherie de luxe.
Forcément, arrivée là-bas, c'est le dôme, la coupole, ça flashe, bien qu'on ait beaucoup de mal à y imaginer kiki, bref, c'est un quartier où il faudrait que je prenne le temps, hors déco de noel bien lustrée. L'art urbain, donc, j'aime ça : c'est ma plus enrichissante découverte parisienne. Il exige l'oeil, la spontanéité du détour et l'enthousiasme candide de l'explorateur. Un vrai trou d'air sur une façade qui rentre trop son ventre. La dernière fois qu'je suis passée à la mouff, c'était pour m'enchanter d'ma chance : j'avais gardé trace d'un superbe dessin de Nemo désormais englouti sous la laque d'un autre errant. Alors, la fondation cartier, à part découper les murs de new york ou étaler les Xèmes photos/videos sur qu'est-ce que c'est chou la rebellitude, je voyais pas.
Dernier jour pour me bouffer la tartine sans savoir de quel côté elle allait tomber.
A l'entrée, ça fuse déjà : les murs sont livrés à des hordes de graffeurs !
Dedans, c'est pire : les chiottes sont livrés à des hordes de taggeurs !

Et autour, c'est royal. Les jardins, les salles, le public, tout semble comploter pour nous faire croire que l'art contemporain est vivant, populaire, jeune, précaire, rebelle et dynamique. Que les institutions pourraient comprendre que l'art nécessite un rejet des contraintes habituelles, qu'il doit suinter de partout et secouer à volonté le fil qui le relie à sa propre histoire.
La vache, qui voudrait aller s'taper le tintoret au louvre après ça ?!
Forcément, arrivée là-bas, c'est le dôme, la coupole, ça flashe, bien qu'on ait beaucoup de mal à y imaginer kiki, bref, c'est un quartier où il faudrait que je prenne le temps, hors déco de noel bien lustrée. L'art urbain, donc, j'aime ça : c'est ma plus enrichissante découverte parisienne. Il exige l'oeil, la spontanéité du détour et l'enthousiasme candide de l'explorateur. Un vrai trou d'air sur une façade qui rentre trop son ventre. La dernière fois qu'je suis passée à la mouff, c'était pour m'enchanter d'ma chance : j'avais gardé trace d'un superbe dessin de Nemo désormais englouti sous la laque d'un autre errant. Alors, la fondation cartier, à part découper les murs de new york ou étaler les Xèmes photos/videos sur qu'est-ce que c'est chou la rebellitude, je voyais pas.
Dernier jour pour me bouffer la tartine sans savoir de quel côté elle allait tomber.
A l'entrée, ça fuse déjà : les murs sont livrés à des hordes de graffeurs !
Dedans, c'est pire : les chiottes sont livrés à des hordes de taggeurs !

Et autour, c'est royal. Les jardins, les salles, le public, tout semble comploter pour nous faire croire que l'art contemporain est vivant, populaire, jeune, précaire, rebelle et dynamique. Que les institutions pourraient comprendre que l'art nécessite un rejet des contraintes habituelles, qu'il doit suinter de partout et secouer à volonté le fil qui le relie à sa propre histoire.
La vache, qui voudrait aller s'taper le tintoret au louvre après ça ?!
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Y en a qui bossent
Un Paris, des paris. Paris d'Inuit comme dans c'est beau une ville, l'inuit. ExileE sur un nouveau condiment. Avec ou sans metro.