12/27/09 Grulières
Tu me dis toujours que la banlieue, ça craint. Toutes ces barres, ces moeurs bizarres, ces jeunes à capuche. Faut te dire, rouler à moto, c'est la seule occase où ta distraction de passager peut coûter la vie au conducteur. Rare.
Donc l'hiver, avoir conscience de ses responsabiltés, ça consiste essentiell'ment à se peler grave sans moufter. 'lors, dès qu'tu quittes le périph, reste plus qu'à apprécier l'paysage. Et c'est là que les barres, elles disparaissent.
Moui pasque la banlieue, c'est historique, une trace indubitable sous le rouleau compresseur de l'exode rural : sur les anciennes zones maraichères, c'est truffé de maisons à un étage, torchées à la meulière. La meulière, c'est une pierre à trous, qui servait bêt'ment à moudre, le gruyère à la portée d'ta boite de conserve, qu'a fini par servir à aut chose. Oui, pasque bon le blé crabouillé sous la rocaille ça vaut pas la machine à pain quand même. Même en banlieue, on l'a compris.
Une fois fini les incontinences industrielles, une fois qu'i z'en ont eu fini avec les ptites plaisanteries du biquette-revival pour calmer les drôles d'oiseaux (rappelle-toi c'tait des paysans malheureux qui quittaient la dèche pour la dèche), et avant les nouvelles (rappelle-toi c'est des bobos heureux qui continuent la dèche pour la dèche), i z'ont tout recyclé dans les maisons. Pire que sous la révolution où les églises servaient -enfin- de distributeur automatique de largesses.
Et du coup, les maisons à un étage, en plus d'être style Art Nouveau (ouais, début XX, c'est art nouveau qu'i faut dire, pas rococo), ben elles ont plein d'trous. Bien plus que les barres, faut pas croire. Les barres de la banlieue, qui sont si moches. Et ces moeurs bizarres, et ces jeunes à capuche.
Donc l'hiver, avoir conscience de ses responsabiltés, ça consiste essentiell'ment à se peler grave sans moufter. 'lors, dès qu'tu quittes le périph, reste plus qu'à apprécier l'paysage. Et c'est là que les barres, elles disparaissent.
Moui pasque la banlieue, c'est historique, une trace indubitable sous le rouleau compresseur de l'exode rural : sur les anciennes zones maraichères, c'est truffé de maisons à un étage, torchées à la meulière. La meulière, c'est une pierre à trous, qui servait bêt'ment à moudre, le gruyère à la portée d'ta boite de conserve, qu'a fini par servir à aut chose. Oui, pasque bon le blé crabouillé sous la rocaille ça vaut pas la machine à pain quand même. Même en banlieue, on l'a compris.
Une fois fini les incontinences industrielles, une fois qu'i z'en ont eu fini avec les ptites plaisanteries du biquette-revival pour calmer les drôles d'oiseaux (rappelle-toi c'tait des paysans malheureux qui quittaient la dèche pour la dèche), et avant les nouvelles (rappelle-toi c'est des bobos heureux qui continuent la dèche pour la dèche), i z'ont tout recyclé dans les maisons. Pire que sous la révolution où les églises servaient -enfin- de distributeur automatique de largesses.
Et du coup, les maisons à un étage, en plus d'être style Art Nouveau (ouais, début XX, c'est art nouveau qu'i faut dire, pas rococo), ben elles ont plein d'trous. Bien plus que les barres, faut pas croire. Les barres de la banlieue, qui sont si moches. Et ces moeurs bizarres, et ces jeunes à capuche.
Y en a qui bossent
Un Paris, des paris. Paris d'Inuit comme dans c'est beau une ville, l'inuit. ExileE sur un nouveau condiment. Avec ou sans metro.
Et la capuche ça protège les oreilles des conneries des bobos ;-)
C'est pas le parisien qui vient à nous mais nous qui allons au parisien, arf arf
Ma môme, ell' joue pas les starlettes
Ell' met pas des lunettes
De soleil
Ell' pos' pas pour les magazines
Ell' travaille en usine
A Créteil
Dans une banlieue surpeuplée
On habite un meublé
Elle et moi
La fenêtre n'a qu'un carreau
Qui donne sur l'entrepôt
Et les toits
On va pas à Saint-Paul-de-Vence
On pass' tout's nos vacances
A Saint-Ouen
Comme famille on n'a qu'une marraine
Quelque part en Lorraine
Et c'est loin
Mais ma môme elle a vingt-cinq berges
Et j'crois bien qu'la Saint'Vierge
Des églises
N'a pas plus d'amour dans les yeux
Et ne sourit pas mieux
Quoi qu'on dise
L'été quand la vill' s'ensommeille
Chez nous y a du soleil
Qui s'attarde
Je pose ma tête sur ses reins
Je prends douc'ment sa main
Et j'la garde
On s'dit toutes les choses qui nous viennent
C'est beau comm' du Verlaine
On dirait
On regarde tomber le jour
Et puis on fait l'amour
En secret
Ma môme, ell' joue pas les starlettes
Ell' met pas des lunettes
De soleil
Ell' pos' pas pour les magazines
Ell' travaille en usine
A Créteil
P.Frachet/J.Ferrat (1960)
sexy comme autrefois les stars
etre un général d'afronterie
rouler des patins aux conscris
michel sardou après jean ferrat, c'est violent.
Heureus'ment, aujourd'hui, fi des ancêtres, on a orelsan.
"J'aime pas trop les filles j'arrive pas à les accoster
T'façon je parle pas aux gens que je connais pas tant que je suis pas foncedé
Quand je m'énerve je pleure essaye pas de me contrarier
Je passe des jours entiers chez moi je raconte ma vie à mon cahier
Des fois je vois tout en noir comme gilbert montagné
Encore une soirée seul ma main droite pour m'accompagner
J'arrive même à aimer les gens que je devrais détester
Viens bébé on va tester mes nouvelles MST"