07/15/10 Pitres aux fresques
Faut bien être parisien pour enterrer une rivière. C'est le cas de la Bièvre à Paris, dont les bords étaient autrefois occupés par des tanneries, des moulins, et le cabaret de la mère Grégoire, abritant allègrement les poètes romantiques et les putes ; le tout soigneus'ment bétonné depuis, pour cause d'insalubrité.
La manufacture des Gob'lins (pièce centrale du quartier, ousqu'on fait tapiss'rie d'puis l'ancien temps) vantait la qualité colorifère d'la pisse (de bière, notamment) dans la flotte, au point d'payer des gens pour hum s'assurer d'l'éclat des tissus.
Même Rabelais, qui s'y connaissait en déjections, l'disait : Tous les chiens y accoururent à une demie lieue et compissèrent si bien la porte de sa maison qu'ils y firent un ruisseau de leurs urines, dans lequel les canes eussent bien nagé. Et c'est ce ruisseau qui à présent passe à Saint-Victor où Gobelin teint l'écarlate pour la vertu spécifique de ces pisse chiens.

Rue Croulebarbe, comme tu vois, le coin est resté exotique, au moins autant qu'les armées africaines du 14 juillet. Et pour cause, Lezarts de la Bièvre, qui fêtent leurs dix ans cette année, sont à l'initiative de la majorité des parcours d'art urbain et font un boulot aussi passionné qu'renversant, en transformant la ville en gigantesque défilé artistique.
Quant aux Africains, maint'nant qu'le ciel parisien leur a donné des l'çons climatiques pour arroser l'cinquantenaire de la décolonisation, on peut ptêt enfin leur suggérer d'arrêter les entraineurs-sélectionneurs français dans leurs équipes nationales de foot.
D'autzimages
La manufacture des Gob'lins (pièce centrale du quartier, ousqu'on fait tapiss'rie d'puis l'ancien temps) vantait la qualité colorifère d'la pisse (de bière, notamment) dans la flotte, au point d'payer des gens pour hum s'assurer d'l'éclat des tissus.
Même Rabelais, qui s'y connaissait en déjections, l'disait : Tous les chiens y accoururent à une demie lieue et compissèrent si bien la porte de sa maison qu'ils y firent un ruisseau de leurs urines, dans lequel les canes eussent bien nagé. Et c'est ce ruisseau qui à présent passe à Saint-Victor où Gobelin teint l'écarlate pour la vertu spécifique de ces pisse chiens.

Rue Croulebarbe, comme tu vois, le coin est resté exotique, au moins autant qu'les armées africaines du 14 juillet. Et pour cause, Lezarts de la Bièvre, qui fêtent leurs dix ans cette année, sont à l'initiative de la majorité des parcours d'art urbain et font un boulot aussi passionné qu'renversant, en transformant la ville en gigantesque défilé artistique.
Quant aux Africains, maint'nant qu'le ciel parisien leur a donné des l'çons climatiques pour arroser l'cinquantenaire de la décolonisation, on peut ptêt enfin leur suggérer d'arrêter les entraineurs-sélectionneurs français dans leurs équipes nationales de foot.
D'autzimages
Y en a qui bossent
Un Paris, des paris. Paris d'Inuit comme dans c'est beau une ville, l'inuit. ExileE sur un nouveau condiment. Avec ou sans metro.