23/06/2010 Shoot toujours
Bon alors, ptit gars, dans la vraie rue, on dit shooter, et pas putain où qu'il est mon portab, quand on arrive à attraper un graff avant qu'i soit r'couvert.
C't'aprèm, distribution d'prospectus publicitaires ().
Chasser la BM et tomber sur les graffeurs les plus prisés d'la capitale, c'est de la perversion, je sais. D'ailleurs, si t'as une moto BMW, hésite pas à m'demander la super occase qui va t'réparer ta grosse au rabais, restent que 1683 pubs sur les 2000 à fourguer, la stagiaire est efficace.
Donc j'ai shooté à mort (han), j'mettrai pas toutes les tofs en ligne, tu vir'rais grabataire. C'est malin, je m'aperçois qu'i va falloir que j'range ma gal'rie maint'nant, qu'est-ce que j'f'rais pas pour toi.

Les artisses de la rue des Pyrénées, la rue Dénoyez i trouvent c'est trop ptit, tu m'étonnes, tout un dépôt de bus livré aux bombeurs avant sa destruction en septembre, ça donne des ailes.
Masqués au travail, équipés d'leur matos qu'i lâchent pas du r'gard, ça coûte bonbon une bombe, parfois aussi s'exerçant sur toile, certains fanfaronnent : leur graff a pas encore été r'couvert, oué super bon plan d'ajouter des gonzesses à poil -c'est pas moi qui vais t'contredire.
Je bavasse pas plus, t'as du spectacle de rue, à toute heure du jour, qu'explose toutes les semaines, et jusqu'en septembre, avant totale désintégration. Au coin des rues Lagny et des Pyrénées, Porte Vincennes.
C't'aprèm, distribution d'prospectus publicitaires ().
Chasser la BM et tomber sur les graffeurs les plus prisés d'la capitale, c'est de la perversion, je sais. D'ailleurs, si t'as une moto BMW, hésite pas à m'demander la super occase qui va t'réparer ta grosse au rabais, restent que 1683 pubs sur les 2000 à fourguer, la stagiaire est efficace.
Donc j'ai shooté à mort (han), j'mettrai pas toutes les tofs en ligne, tu vir'rais grabataire. C'est malin, je m'aperçois qu'i va falloir que j'range ma gal'rie maint'nant, qu'est-ce que j'f'rais pas pour toi.

Les artisses de la rue des Pyrénées, la rue Dénoyez i trouvent c'est trop ptit, tu m'étonnes, tout un dépôt de bus livré aux bombeurs avant sa destruction en septembre, ça donne des ailes.
Masqués au travail, équipés d'leur matos qu'i lâchent pas du r'gard, ça coûte bonbon une bombe, parfois aussi s'exerçant sur toile, certains fanfaronnent : leur graff a pas encore été r'couvert, oué super bon plan d'ajouter des gonzesses à poil -c'est pas moi qui vais t'contredire.
Je bavasse pas plus, t'as du spectacle de rue, à toute heure du jour, qu'explose toutes les semaines, et jusqu'en septembre, avant totale désintégration. Au coin des rues Lagny et des Pyrénées, Porte Vincennes.
Top moumoute : 3. Il te plaid cet arctique ? [Oui/Nan]
23/06/2010 Chez les puciers, la grolle
On les app'lait au mieux pêcheurs de lune, les premiers chiffonniers qui s'installèrent sur la zone, c'est-à-dire l'immense no man's land de 250 mètres de large (j'ignorais ce sens particulier du glacis) au-delà des fortifications défensives, interdit d'arbre et d'habitation depuis que mossieu thiers s'tait chopé des vapeurs en 1841.
Zoniers d'Ivry (1913)
Les fortifs, 39 kilomètres percés de 52 portes, fermées tous les soirs par des grilles pendant 80 ans, autant pour parer à l'attaque des méchants estrangers que pour cont'nir toute émeute intra-muros.
Aujourd'hui, 125 ans après leur création, étendues sur 7 hectares, les puces de st-ouen représentent le plus grand marché d'antiquité au monde, mais pas que : elles restent le point de convergence de toutes les errances, j'y ai r'trouvé par hasard une vieille pote du sud, simplement amourachée d'un forain.
C'est une tradition, pour la recette des pas perdus, suffit d'avoir de bonnes godasses.

A St-Ouen
Zoniers d'Ivry (1913)Les fortifs, 39 kilomètres percés de 52 portes, fermées tous les soirs par des grilles pendant 80 ans, autant pour parer à l'attaque des méchants estrangers que pour cont'nir toute émeute intra-muros.
Aujourd'hui, 125 ans après leur création, étendues sur 7 hectares, les puces de st-ouen représentent le plus grand marché d'antiquité au monde, mais pas que : elles restent le point de convergence de toutes les errances, j'y ai r'trouvé par hasard une vieille pote du sud, simplement amourachée d'un forain.
C'est une tradition, pour la recette des pas perdus, suffit d'avoir de bonnes godasses.

A St-Ouen
Top moumoute : -4. Il te plaid cet arctique ? [Oui/Nan]
21/06/2010 Poupées vendues
L'aut jour, chus r'passée à l'hotel de ville, comme promis. C'est bien un truc de provinciale ça, espérer r'trouver quelqu'un sur la même place.
Au lieu d'quoi, l'cérémonial... j'avais zappé le 18 juin, raaaaah lala 70 ans !

Comme tu vois, y avait moins d'monde que pour le simili roland-garros, au même endroit, pendant l'tournoi ; moins aussi qu'lors d'la patinoire hivernale ; pourtant c'tait moins cher que l'expo RimbaudMania (c't'un gars des noyés d'bell'ville qu'a commis l'affiche), qu'j'ai loupée pour cause de trouduc à l'entrée, çui qui s'est pas réveillé au bonjour, mais seul'ment au moment d'me faire raquer... moins aussi que la quinzaine du hip hop, celle-là j'te la laisse, j'préfère ma rue gratos et écornée.
La mairie d'paris foisonne de récup' et gère ses confits façon charentaises, ça sent la momie.
Ah pis, tant qu'j'y suis, t'as une gal'rie accessible là (et aussi par les images sur l'côté ou tout en bas, bigleux, chais pas laquelle choisir :p)
Bonne fête des moujiks !
Au lieu d'quoi, l'cérémonial... j'avais zappé le 18 juin, raaaaah lala 70 ans !

Comme tu vois, y avait moins d'monde que pour le simili roland-garros, au même endroit, pendant l'tournoi ; moins aussi qu'lors d'la patinoire hivernale ; pourtant c'tait moins cher que l'expo RimbaudMania (c't'un gars des noyés d'bell'ville qu'a commis l'affiche), qu'j'ai loupée pour cause de trouduc à l'entrée, çui qui s'est pas réveillé au bonjour, mais seul'ment au moment d'me faire raquer... moins aussi que la quinzaine du hip hop, celle-là j'te la laisse, j'préfère ma rue gratos et écornée.
La mairie d'paris foisonne de récup' et gère ses confits façon charentaises, ça sent la momie.
Ah pis, tant qu'j'y suis, t'as une gal'rie accessible là (et aussi par les images sur l'côté ou tout en bas, bigleux, chais pas laquelle choisir :p)
Bonne fête des moujiks !
Top moumoute : 0. Il te plaid cet arctique ? [Oui/Nan]
18/06/2010 Des noyés
Z'ont fait une belle piscine rue Dénoyez. Nan, j'déconne pas, c'est à Bell'ville.
Tu t'en doutes j'y vais pas pour nager ; mais dans c'te rue coule depuis des années une vraie frénésie d'expressions graffiques.
Faut y aller régulièr'ment pour pas rater l'actualité ; le graff, son truc, c'est la précarité. Et tout l'c'coin d'rue lui est dédié, parsemé de boutiques/galeries de militants déglingués d'un quartier encore couvert de marchés quotidiens (faut voir les camions, total graffés, souvent avec grâce).
Pourquoi j'te parle de ça ? Ah oui, mon cher lecteur aveyronnais voulait j'esplique c'est quoi un tag et un graff.
Le tag bah c'est un grabouillage simplet, une signature de loub. Le graff c'est la grosse bertha, un délire coloré, ou pas, qui s'adapte aux formes du mur, à ce qui existe, ou qui s'en fout. J'en connais un qui va m'dégainer sa grotte Chauvet, la sacralité en plus.
La rue Dénoyez bouge, comme toutes les terres de graffeurs, pire que des sables mouvants, les murs s'ouvrent, se ferment, s'échappent jour après jour, tell'ment qu'même Moïse y renonc'rait. Bien que de plus en plus toléré, voire carrément gobé par l'establishment, le graff est résistant, par nature, c'est son côté punk.
L'art des rues autorisé -avec une belle plaque à l'appui :

Le non-officiel, disparu probable dans quinze jours, rue Dénoyer :

Que les gonzes se répondent, fassent les coqs ou finissent vautrés l'un contre l'autre, le graff, pochoir, collage des rues, c'est une apostrophe permanente, imposée, suggérée et surtout relayée par des anonymes, un langage souterrain, comme un argot en rouge pétant, un trait grouillant qui renvoie à un incertain complice.
Autant d'flambeurs qui continuent à résister un 18 juin, c't'un coup à faire bander l'patrimoine national.
Tu t'en doutes j'y vais pas pour nager ; mais dans c'te rue coule depuis des années une vraie frénésie d'expressions graffiques.
Faut y aller régulièr'ment pour pas rater l'actualité ; le graff, son truc, c'est la précarité. Et tout l'c'coin d'rue lui est dédié, parsemé de boutiques/galeries de militants déglingués d'un quartier encore couvert de marchés quotidiens (faut voir les camions, total graffés, souvent avec grâce).
Pourquoi j'te parle de ça ? Ah oui, mon cher lecteur aveyronnais voulait j'esplique c'est quoi un tag et un graff.
Le tag bah c'est un grabouillage simplet, une signature de loub. Le graff c'est la grosse bertha, un délire coloré, ou pas, qui s'adapte aux formes du mur, à ce qui existe, ou qui s'en fout. J'en connais un qui va m'dégainer sa grotte Chauvet, la sacralité en plus.
La rue Dénoyez bouge, comme toutes les terres de graffeurs, pire que des sables mouvants, les murs s'ouvrent, se ferment, s'échappent jour après jour, tell'ment qu'même Moïse y renonc'rait. Bien que de plus en plus toléré, voire carrément gobé par l'establishment, le graff est résistant, par nature, c'est son côté punk.
L'art des rues autorisé -avec une belle plaque à l'appui :

Le non-officiel, disparu probable dans quinze jours, rue Dénoyer :

Que les gonzes se répondent, fassent les coqs ou finissent vautrés l'un contre l'autre, le graff, pochoir, collage des rues, c'est une apostrophe permanente, imposée, suggérée et surtout relayée par des anonymes, un langage souterrain, comme un argot en rouge pétant, un trait grouillant qui renvoie à un incertain complice.
Autant d'flambeurs qui continuent à résister un 18 juin, c't'un coup à faire bander l'patrimoine national.
Top moumoute : 2. Il te plaid cet arctique ? [Oui/Nan]
17/06/2010 Tête en l'air (âme ou rets)
Y a un truc bizarre qui pousse sur les murs parisiens. Tu sais je regarde les murs, les graffs, les clins d'oeil, les hommages, les jeux d'piste. Collages, pochoirs, bombes, des ptits trésors qui envahissent les façades, inventifs, provocateurs et absurdes.
A Ledru-Rollin, j'avais d'jà r'péré la cigogne l'an dernier, à cause du bas

Aujourd'hui, chuis tombée sur encore plus rigolo, des bestioles la tête en bas

et celle-ci qui m'éclate, on lui voit jusqu'aux couilles qui pendent

Fic'lées comme des gorets.
A Ledru-Rollin, j'avais d'jà r'péré la cigogne l'an dernier, à cause du bas

Aujourd'hui, chuis tombée sur encore plus rigolo, des bestioles la tête en bas

et celle-ci qui m'éclate, on lui voit jusqu'aux couilles qui pendent

Fic'lées comme des gorets.
Top moumoute : -4. Il te plaid cet arctique ? [Oui/Nan]
15/06/2010 Pauvre, vieille et stérile (Like a bobo)
Je sais pas ça fait combien d'années que je vis officiell'ment en-dessous du seuil de pauvreté (908 euros), j'te rassure, la richesse des aut me gêne pas, pas plus que je n'l'envie d'ailleurs. Chus du genre à considérer que, quoi qu'il arrive, mon existence est d'un luxe absolu.
Récemment, en débarquant à l'hotel de ville un jour frissonnant de rencontres, je tombe sur un écran gigantesque, avec quelques courts, des amateurs en raquette, pis des moignons d'gradins : y avait pas assez d'roland-garros dans l'crâne du parisien, i lui fallait la pièce montée. Paumée, comme d'hab, je sors ma bouteille, 'stoire de m'arroser l'neurone défaillant.
Pis là, merde, j'entends gémir... un gars assis parterre me quémande ma flotte. Pas vaillant le gonze, j'y propose mes bonbecs avec, qu'i m'vide aussi sec, foutu pour l'neurone et mon haleine à la bière. Forcée, j'm'arrête, le black est tout gris, il articule pas tell'ment qu'i s'en fout. J'tape la dicute, i m'parle de sa mère, de ses papiers, de son chomage, de sa dépression.
Saisie d'une crise de lucidité, et vu comment qu'i tortore mes vichy, j'y d'mande s'il a bouffé, pis d'quoi il a envie, c'est l'hôtel de ville tu vois y a l'choix. Nan il a pas bouffé, j'le fais rire de dépit tell'ment qu'ma question est con. 'lors j'ai fui jusqu'au quick, genre tu vas pisser ta goutte pour t'éviter d'voir déborder l'vase.
Le ptit jeune du quick, j'y dis :
- j'veux un truc
- mmmh... lequel ?
- ben chais pas, un truc qui cale... à la viande (quel génie)
- alors nous avons poulet boeuf bacon...
- euh c'est pour un meussieu (j'te rappelle, on vient d'me piquer ma bouteille de flotte)
- ...
- filez-moi un menu...
- lequel vous voulez ?
-... ben j'en sais rien moi, le mieux.
-... mais enfin vous savez pas c'qu'i veut... ?
- je l'connais pas
- (long regard suspicieux) ... ben pourquoi vous ach'tez à manger alors ?
- ben il est là paumé, ça urge !
-... alors nous avons poulet, boeuf, bacon, cheeseburger...
- boeuf, le plus gros.
- et comme boisson... ?
- hum, coca, c'est plus sûr
- ben dites donc vous êtes bien gentille d'ach'ter un menu à quelqu'un qu'vous connaissez pas ! (zyeux au ciel)... une paille ?
Récemment, en débarquant à l'hotel de ville un jour frissonnant de rencontres, je tombe sur un écran gigantesque, avec quelques courts, des amateurs en raquette, pis des moignons d'gradins : y avait pas assez d'roland-garros dans l'crâne du parisien, i lui fallait la pièce montée. Paumée, comme d'hab, je sors ma bouteille, 'stoire de m'arroser l'neurone défaillant.
Pis là, merde, j'entends gémir... un gars assis parterre me quémande ma flotte. Pas vaillant le gonze, j'y propose mes bonbecs avec, qu'i m'vide aussi sec, foutu pour l'neurone et mon haleine à la bière. Forcée, j'm'arrête, le black est tout gris, il articule pas tell'ment qu'i s'en fout. J'tape la dicute, i m'parle de sa mère, de ses papiers, de son chomage, de sa dépression.
Saisie d'une crise de lucidité, et vu comment qu'i tortore mes vichy, j'y d'mande s'il a bouffé, pis d'quoi il a envie, c'est l'hôtel de ville tu vois y a l'choix. Nan il a pas bouffé, j'le fais rire de dépit tell'ment qu'ma question est con. 'lors j'ai fui jusqu'au quick, genre tu vas pisser ta goutte pour t'éviter d'voir déborder l'vase.
Le ptit jeune du quick, j'y dis :
- j'veux un truc
- mmmh... lequel ?
- ben chais pas, un truc qui cale... à la viande (quel génie)
- alors nous avons poulet boeuf bacon...
- euh c'est pour un meussieu (j'te rappelle, on vient d'me piquer ma bouteille de flotte)
- ...
- filez-moi un menu...
- lequel vous voulez ?
-... ben j'en sais rien moi, le mieux.
-... mais enfin vous savez pas c'qu'i veut... ?
- je l'connais pas
- (long regard suspicieux) ... ben pourquoi vous ach'tez à manger alors ?
- ben il est là paumé, ça urge !
-... alors nous avons poulet, boeuf, bacon, cheeseburger...
- boeuf, le plus gros.
- et comme boisson... ?
- hum, coca, c'est plus sûr
- ben dites donc vous êtes bien gentille d'ach'ter un menu à quelqu'un qu'vous connaissez pas ! (zyeux au ciel)... une paille ?
Top moumoute : 2. Il te plaid cet arctique ? [Oui/Nan]
14/06/2010 Sodomite attitude
Deux êtres dramatiqu'ment liés par le destin, séparés si tragiqu'ment, mais menant, malgré l'hostilité du monde, des carrières parallèles, malgré la taule, pour l'un, et l'acharnement à bousiller la liberté d'expression dans son antre, pour l'autre.
Je m'souviens d'avoir vu Font et Val dans une petite salle de province. D'les avoir trouvés marrants, mais pas exceptionnels, un peu beaufs, un peu moroses, un peu ringards.
Impression confirmée par leur maturité d'bêtes de cène, une similitude jusque dans l'apothéose ruminante, période christique, l'un échoué aux Deux-Anes, et l'autre à france inter. Sauf qu'on sait toujours pas lequel on craindrait le plus, encadré au-d'ssus du lit.
Je m'souviens d'avoir vu Font et Val dans une petite salle de province. D'les avoir trouvés marrants, mais pas exceptionnels, un peu beaufs, un peu moroses, un peu ringards.
Impression confirmée par leur maturité d'bêtes de cène, une similitude jusque dans l'apothéose ruminante, période christique, l'un échoué aux Deux-Anes, et l'autre à france inter. Sauf qu'on sait toujours pas lequel on craindrait le plus, encadré au-d'ssus du lit.
Top moumoute : -2. Il te plaid cet arctique ? [Oui/Nan]

Y en a qui bossent
Un Paris, des paris. Paris d'Inuit comme dans c'est beau une ville, l'inuit. ExileE sur un nouveau condiment. Avec ou sans metro.