16/07/2010 Hysteria
Toi qui détestes poireauter dans les salles d'attente, rappelle-toi que c'est grâceà la rapac'rie médicale -et à son incompétence- qu'est né le premier vibromasseur, en 1883, appareil ingénieux conçu pour suppléer l'incurie des gardiens de la bonne santé sociale, et subséquemment leur remplir les bourses.
Mettre un doigt, passe, être payé pour, limite, on en a poinçonné pour moins qu'ça, mais l'agiter des plombes sans connaissance de glose, plus pire que la quéquette du râle. Quand les travailleurs manuels de la faculté passèrent de 60 mns de consult à 10, ce fut donc l'occase inespérée de combiner poisse et rentabilité.
Faut pas croire, les manuels recommandent aux médecins de branler une femme pour qu'elle décoince depuis le premier siècle avant JC; une technique pointue qui a permis de grandes avancées à la cause masculine. Jusqu'à c'que... Pfff nan, pas Freud, t'es con.
Gloire à nous, l'hystérie fut depuis toujours et universell'ment la plus grosse épine plantée dans l'pied du mâle qui gère. Inquiétante, tapageuse, redoutée et redondante, l'infirmité à troubles multiples a toujours su cacher combien la jouissance féminine était exigeante et fondamentale.
Jusqu'à sa disparition en 1952 de la liste des pathologies, ce dysfonctionn'ment chelou bizarrm'ent réparti chez les veuves, les compagnes délaissées et les jeunes vierges a su cantonner la femme qui jouit dans la case malade au paroxysme de la crise, pendant qu'les blouses blanches lui facilitaient la chatte -pour les plus veinardes- à coups d'massages thérapeutiques récurrents, l'objectif étant, après tout, qu'elles devinssent moins ronchons, plus solides et accessoir'ment plus détendues.
Le mâle finaud se glorifia ainsi longtemps de pallier un mal étrange, répandu et sournois là où il démontrait, au tout-venant et d'puis perpète, sa propre insuffisance à faire planer bobonne. Jusqu'à c'qu'il s'aperçoive que la science moderne, pourtant chargée d'faire taire femelle, lui niquait l'chaudron sur le feu. Merde, la paix, d'accord, la virilité en tube, jamais.
2000 ans passés à cerner l'problème pour qu'enfin cette race de philosophes comprenne que la femme avait toujours été, par essence, une mal baisée, t'avoueras c'est préoccupant.

photo tirée d'un très vieux film qui donne très envie
Tout en remplissant les cabinets des diafoirus d'orgasmes minutés et planifiés, l'apparition du gode provoqua un moment de flott'ment, très exactement entre son invention et sa généralisation dans les foyers, le bourgeois sait faire des économies dès qu'i s'agit d'son bien-e. Si bien que, malencontreus'ment, il se popularisa et finit par se produire sur pelloche dès les années 20. La branlette de gonzesse passa ainsi, en star, et après deux millénaires de statut médical, au statut ouvertement sexuel, et suspect.
Après ces quarante courtes années de satisfaction aussi mécanique qu'immédiate, où l'on a pu craindre que la femme ne frôle l'épanouiss'ment, z'ont commencé à avoir un sérieux doute sur l'ingénierie, les virils, et à s'sentir moins crédibles. Jouir à saute-bonbon leur faisait friser la toison, aux salopes, point dard. Du plaisir, et pis l'doigt encore ?
En petit cadeau du soir, espoir, tu peux gracieus'ment télécharger ici le premier porno, réalisé aux Etats-Unis vers 1915 ; que même pas on t'demande de mettre des euros dans la fente, il est libre d'l'étroit. Dirigé, s'il vous plait, par Mr A. Wise Guy et photographié par Will B. Hard ; les panneaux/titres étant de de Will She, eh ouais, déjà d'la recherche dans les noms d'artistes.
Accessoir'ment, la lumière y est parfois si aveuglante qu'on n'y voit nib, mais ça surprendra personne hein.
Mettre un doigt, passe, être payé pour, limite, on en a poinçonné pour moins qu'ça, mais l'agiter des plombes sans connaissance de glose, plus pire que la quéquette du râle. Quand les travailleurs manuels de la faculté passèrent de 60 mns de consult à 10, ce fut donc l'occase inespérée de combiner poisse et rentabilité.
Faut pas croire, les manuels recommandent aux médecins de branler une femme pour qu'elle décoince depuis le premier siècle avant JC; une technique pointue qui a permis de grandes avancées à la cause masculine. Jusqu'à c'que... Pfff nan, pas Freud, t'es con.
Gloire à nous, l'hystérie fut depuis toujours et universell'ment la plus grosse épine plantée dans l'pied du mâle qui gère. Inquiétante, tapageuse, redoutée et redondante, l'infirmité à troubles multiples a toujours su cacher combien la jouissance féminine était exigeante et fondamentale.
Jusqu'à sa disparition en 1952 de la liste des pathologies, ce dysfonctionn'ment chelou bizarrm'ent réparti chez les veuves, les compagnes délaissées et les jeunes vierges a su cantonner la femme qui jouit dans la case malade au paroxysme de la crise, pendant qu'les blouses blanches lui facilitaient la chatte -pour les plus veinardes- à coups d'massages thérapeutiques récurrents, l'objectif étant, après tout, qu'elles devinssent moins ronchons, plus solides et accessoir'ment plus détendues.
Le mâle finaud se glorifia ainsi longtemps de pallier un mal étrange, répandu et sournois là où il démontrait, au tout-venant et d'puis perpète, sa propre insuffisance à faire planer bobonne. Jusqu'à c'qu'il s'aperçoive que la science moderne, pourtant chargée d'faire taire femelle, lui niquait l'chaudron sur le feu. Merde, la paix, d'accord, la virilité en tube, jamais.
2000 ans passés à cerner l'problème pour qu'enfin cette race de philosophes comprenne que la femme avait toujours été, par essence, une mal baisée, t'avoueras c'est préoccupant.

photo tirée d'un très vieux film qui donne très envie
Tout en remplissant les cabinets des diafoirus d'orgasmes minutés et planifiés, l'apparition du gode provoqua un moment de flott'ment, très exactement entre son invention et sa généralisation dans les foyers, le bourgeois sait faire des économies dès qu'i s'agit d'son bien-e. Si bien que, malencontreus'ment, il se popularisa et finit par se produire sur pelloche dès les années 20. La branlette de gonzesse passa ainsi, en star, et après deux millénaires de statut médical, au statut ouvertement sexuel, et suspect.
Après ces quarante courtes années de satisfaction aussi mécanique qu'immédiate, où l'on a pu craindre que la femme ne frôle l'épanouiss'ment, z'ont commencé à avoir un sérieux doute sur l'ingénierie, les virils, et à s'sentir moins crédibles. Jouir à saute-bonbon leur faisait friser la toison, aux salopes, point dard. Du plaisir, et pis l'doigt encore ?
En petit cadeau du soir, espoir, tu peux gracieus'ment télécharger ici le premier porno, réalisé aux Etats-Unis vers 1915 ; que même pas on t'demande de mettre des euros dans la fente, il est libre d'l'étroit. Dirigé, s'il vous plait, par Mr A. Wise Guy et photographié par Will B. Hard ; les panneaux/titres étant de de Will She, eh ouais, déjà d'la recherche dans les noms d'artistes.
Accessoir'ment, la lumière y est parfois si aveuglante qu'on n'y voit nib, mais ça surprendra personne hein.
Top moumoute : 0. Il te plaid cet arctique ? [Oui/Nan]
15/07/2010 Pitres aux fresques
Faut bien être parisien pour enterrer une rivière. C'est le cas de la Bièvre à Paris, dont les bords étaient autrefois occupés par des tanneries, des moulins, et le cabaret de la mère Grégoire, abritant allègrement les poètes romantiques et les putes ; le tout soigneus'ment bétonné depuis, pour cause d'insalubrité.
La manufacture des Gob'lins (pièce centrale du quartier, ousqu'on fait tapiss'rie d'puis l'ancien temps) vantait la qualité colorifère d'la pisse (de bière, notamment) dans la flotte, au point d'payer des gens pour hum s'assurer d'l'éclat des tissus.
Même Rabelais, qui s'y connaissait en déjections, l'disait : Tous les chiens y accoururent à une demie lieue et compissèrent si bien la porte de sa maison qu'ils y firent un ruisseau de leurs urines, dans lequel les canes eussent bien nagé. Et c'est ce ruisseau qui à présent passe à Saint-Victor où Gobelin teint l'écarlate pour la vertu spécifique de ces pisse chiens.

Rue Croulebarbe, comme tu vois, le coin est resté exotique, au moins autant qu'les armées africaines du 14 juillet. Et pour cause, Lezarts de la Bièvre, qui fêtent leurs dix ans cette année, sont à l'initiative de la majorité des parcours d'art urbain et font un boulot aussi passionné qu'renversant, en transformant la ville en gigantesque défilé artistique.
Quant aux Africains, maint'nant qu'le ciel parisien leur a donné des l'çons climatiques pour arroser l'cinquantenaire de la décolonisation, on peut ptêt enfin leur suggérer d'arrêter les entraineurs-sélectionneurs français dans leurs équipes nationales de foot.
D'autzimages
La manufacture des Gob'lins (pièce centrale du quartier, ousqu'on fait tapiss'rie d'puis l'ancien temps) vantait la qualité colorifère d'la pisse (de bière, notamment) dans la flotte, au point d'payer des gens pour hum s'assurer d'l'éclat des tissus.
Même Rabelais, qui s'y connaissait en déjections, l'disait : Tous les chiens y accoururent à une demie lieue et compissèrent si bien la porte de sa maison qu'ils y firent un ruisseau de leurs urines, dans lequel les canes eussent bien nagé. Et c'est ce ruisseau qui à présent passe à Saint-Victor où Gobelin teint l'écarlate pour la vertu spécifique de ces pisse chiens.

Rue Croulebarbe, comme tu vois, le coin est resté exotique, au moins autant qu'les armées africaines du 14 juillet. Et pour cause, Lezarts de la Bièvre, qui fêtent leurs dix ans cette année, sont à l'initiative de la majorité des parcours d'art urbain et font un boulot aussi passionné qu'renversant, en transformant la ville en gigantesque défilé artistique.
Quant aux Africains, maint'nant qu'le ciel parisien leur a donné des l'çons climatiques pour arroser l'cinquantenaire de la décolonisation, on peut ptêt enfin leur suggérer d'arrêter les entraineurs-sélectionneurs français dans leurs équipes nationales de foot.
D'autzimages
Top moumoute : -3. Il te plaid cet arctique ? [Oui/Nan]
13/07/2010 Fermement...
tenue par des mains suaves, habiles et généreuses,

la grille aux loups.

la grille aux loups.
Top moumoute : -3. Il te plaid cet arctique ? [Oui/Nan]
10/07/2010 Augures
C'est étrange comme considération et désir sont si étroitement opposés étymologiqu'ment.
C'est étrange aussi qu'ils soient tous deux liés au langage astrologique.
C'est étrange comme l'homme moderne sait nier cette appartenance à l'incertain.
C'est étrange comme un poulpe finit par occuper l'terrain d'une coupe du monde de foot.
C'est étrange aussi qu'ils soient tous deux liés au langage astrologique.
C'est étrange comme l'homme moderne sait nier cette appartenance à l'incertain.
C'est étrange comme un poulpe finit par occuper l'terrain d'une coupe du monde de foot.
Top moumoute : 1. Il te plaid cet arctique ? [Oui/Nan]
09/07/2010 Amours noires
André Frédérique avait une dent sévère contre son père, et on l'comprend : c'est aussi rare que fatal, en poésie, d'avoir un paternel flicard, si bien qu'il l'évoque quasi à chaque texte et qu'il a mal fini. J'hésite dans le choix, y en a pour tout l'égout : je t'invite à lire ceci qui n'est pas un poème, cette forme plus classique ou bien encore cette version très allégée de
La légende des siècles
Je suis assis dans le métro
je me trouve au ciné
dans la rue je marche je marche
je croise des inconnus
Je me lave
avec un gant troué
je me rase me coupe
et saignant je vais aux cabinets
J'ai le rhume
je travaille au bureau
je bois de la potion
je crache
Mon père monte l'escalier
je dors
je me brosse
je me coupe l'ongle du pouce
Il m'arrive de m'asseoir
au Luxembourg sur une chaise
ou de regarder les affiches
J'achète le journal du soir
j''écris à Madame Souchu
je voyage
la Bretagne la Normandie la grande banlieue
Je donne du linge à la blanchisseuse
je fais repeindre le placard
je ramasse un écrou
je pisse
J'ai un album de photos
un baromètre que je consulte rarement
quand je m'ennuie je bâille
je mange du veau
J'ai mal à l'oeil
je pense
aux économies aux pays du rêve
aux demoiselles
Oui oui que voulez-vous
Un gros catalogue de
machines aratoires des étiquettes
du papier de boucherie et j'en passe
il se peut que je vomisse
Voilà le secret
Être philosophe
Je suis dur d'oreille
mon restaurant tantôt ci tantôt là
je suis assis dans le métro.
A.Frédérique, in Histoires Blanches
La légende des siècles
Je suis assis dans le métro
je me trouve au ciné
dans la rue je marche je marche
je croise des inconnus
Je me lave
avec un gant troué
je me rase me coupe
et saignant je vais aux cabinets
J'ai le rhume
je travaille au bureau
je bois de la potion
je crache
Mon père monte l'escalier
je dors
je me brosse
je me coupe l'ongle du pouce
Il m'arrive de m'asseoir
au Luxembourg sur une chaise
ou de regarder les affiches
J'achète le journal du soir
j''écris à Madame Souchu
je voyage
la Bretagne la Normandie la grande banlieue
Je donne du linge à la blanchisseuse
je fais repeindre le placard
je ramasse un écrou
je pisse
J'ai un album de photos
un baromètre que je consulte rarement
quand je m'ennuie je bâille
je mange du veau
J'ai mal à l'oeil
je pense
aux économies aux pays du rêve
aux demoiselles
Oui oui que voulez-vous
Un gros catalogue de
machines aratoires des étiquettes
du papier de boucherie et j'en passe
il se peut que je vomisse
Voilà le secret
Être philosophe
Je suis dur d'oreille
mon restaurant tantôt ci tantôt là
je suis assis dans le métro.
A.Frédérique, in Histoires Blanches
Top moumoute : -1. Il te plaid cet arctique ? [Oui/Nan]
08/07/2010 Étaient
M'sieur Laval trouvait qu'les gosses restés à trainer dans les rues après les rafles, ça f'sait désordre. Ce sens politique pointilleux leur a valu d'se faire ramasser à leur tour, ben tiens en France, on manque pas d'initiatives dès qu'i s'agit d'résoudre les problèmes de gestion, tu peux encore l'constater d'nos jours avé les ahem drastiques mesures de restrictions budgétaires imposées aux membres du gouvernement pendant qu'Farci le Fist se dore l'aéroplane.
5, c'est l'nombre d'évêques et archevêques qui ont app'lé à résister, en aout 42, à ces conviviales mesures économiques. Pour te donner une idée, y a une bonne centaine d'évêques aujourd'hui en France. Mais faut r'connaitre aussi qu'ils étaient encore moins à participer aux oeuvres qui secouraient les gamins estrangers enfermés dans nos camps bien français dès 40.
Fait chaud hein, pauv bibi.
5, c'est l'nombre d'évêques et archevêques qui ont app'lé à résister, en aout 42, à ces conviviales mesures économiques. Pour te donner une idée, y a une bonne centaine d'évêques aujourd'hui en France. Mais faut r'connaitre aussi qu'ils étaient encore moins à participer aux oeuvres qui secouraient les gamins estrangers enfermés dans nos camps bien français dès 40.
Fait chaud hein, pauv bibi.
Top moumoute : -3. Il te plaid cet arctique ? [Oui/Nan]


Y en a qui bossent
Un Paris, des paris. Paris d'Inuit comme dans c'est beau une ville, l'inuit. ExileE sur un nouveau condiment. Avec ou sans metro.