03/08/2010 Citéphagie
... mais c'était différent. C'étaient des zombies dévorant des gens -et vous pouviez effectivement voir ce qu'ils mangeaient. C'étaient des petites filles tuant leur mère. C'était en train de flamber. Pire, même le héros se faisait tuer.
En 1967, un critique américain, Robert Ebert, évoque le choc du public enfantin devant (z'ont oublié d'le censurer tout d'suite, y avait pas d'cul) La nuit des morts vivants, premier film de zombie officiel, qui met en scène, loiiiin des esclaves vaudous soumis à leur sorcier, ces monstres affamés d'chair fraiche, acariatres victimes d'une "sorte de radiation surnaturelle" qui s'empressent de ratiboiser tout c'qui leur passe à portée d'machoires.
Depuis qu'il a balancé, par erreur, l'angoisse sanguinaire d'oligarques irrécupérables à la tronche des gosses, tout en démarrant sa trilogie (La nuit des morts vivants est bizarr'ment tombée dans le domaine public) sur fond ironiqu'ment ségrégationniste, Romero est un maitre vénéré par les fans.
Maint'nant qu'on fait des thèses gourmandes sur la flopée d'séries produites par la télé, c'est toujours utile de rapp'ler en cette période de vaches aigres combien les séries z du pas si ancien temps faisaient à moindre frais leur fête aux mythes bien gras d'une société trop réelle.
Accompagné, évidemment, du Zombie des Cranberries, on en mang'rait
En 1967, un critique américain, Robert Ebert, évoque le choc du public enfantin devant (z'ont oublié d'le censurer tout d'suite, y avait pas d'cul) La nuit des morts vivants, premier film de zombie officiel, qui met en scène, loiiiin des esclaves vaudous soumis à leur sorcier, ces monstres affamés d'chair fraiche, acariatres victimes d'une "sorte de radiation surnaturelle" qui s'empressent de ratiboiser tout c'qui leur passe à portée d'machoires.
Depuis qu'il a balancé, par erreur, l'angoisse sanguinaire d'oligarques irrécupérables à la tronche des gosses, tout en démarrant sa trilogie (La nuit des morts vivants est bizarr'ment tombée dans le domaine public) sur fond ironiqu'ment ségrégationniste, Romero est un maitre vénéré par les fans.
Maint'nant qu'on fait des thèses gourmandes sur la flopée d'séries produites par la télé, c'est toujours utile de rapp'ler en cette période de vaches aigres combien les séries z du pas si ancien temps faisaient à moindre frais leur fête aux mythes bien gras d'une société trop réelle.
Accompagné, évidemment, du Zombie des Cranberries, on en mang'rait
Top moumoute : -2. Il te plaid cet arctique ? [Oui/Nan]
03/08/2010 Un poco de paca
Elle t'en fout plein la gueule, elle rit dans l'bruit, elle me dévore. Des années que je la courtise et la repousse, que je la baise debout ou vautrée sur un banc chaud de pierre, qu'elle me ceinture en frimeuse pour m'abandonner merdeuse et conquise. Suceuse de sang, cuisses au rebond et seins dehors, retapée d'l'arène au gabian, une vraie pouffiasse, la paca.
J'l'ai jouée évidente, la pause officielle, un plein d'couleurs, de la rocaille, des chutes de lit et des descentes d'airain.
Des goinfres qui t'ventousent des culs d'bouteille sur les guiboles à la trahison rançonnée olives-martini pendant qu'la ride cuit doucett'ment, sur ces charmantes triques l'aplomb zen s'empale en mue intégrale. Dans ses ptits trous nichés et secrets, abrupts, ocre douce qui grise sous les vents, de Nice à Vence, enculée comme une grande, la garce, la truande, la charnelle cache sa viande, la bouche soyeuse entre les broussailles.
La sueur au front à Monaco, jusqu'à Hirst et mon cher poulpe (haha, amiE lecteurE, raaaaaah mmmmmhhhh, prems). Les doigts agrippés au velours marin, le pied nu sur un quai, le genou sauvag'ment plaqué contre les draps moussus.
Allez hop, pause de la pause, j'm'en r'tourne danser le jerk.
J'l'ai jouée évidente, la pause officielle, un plein d'couleurs, de la rocaille, des chutes de lit et des descentes d'airain.
Des goinfres qui t'ventousent des culs d'bouteille sur les guiboles à la trahison rançonnée olives-martini pendant qu'la ride cuit doucett'ment, sur ces charmantes triques l'aplomb zen s'empale en mue intégrale. Dans ses ptits trous nichés et secrets, abrupts, ocre douce qui grise sous les vents, de Nice à Vence, enculée comme une grande, la garce, la truande, la charnelle cache sa viande, la bouche soyeuse entre les broussailles.
La sueur au front à Monaco, jusqu'à Hirst et mon cher poulpe (haha, amiE lecteurE, raaaaaah mmmmmhhhh, prems). Les doigts agrippés au velours marin, le pied nu sur un quai, le genou sauvag'ment plaqué contre les draps moussus.
Allez hop, pause de la pause, j'm'en r'tourne danser le jerk.
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21/07/2010 Gagathe
À défaut d'en faire la pétasse espérée, un préteur fit arracher un ou deux seins à la jeune agathe, histoire de lui montrer qui qu'avait les couilles à la bonne place. C'tait en sicile y a pfff deux millénaires.
Tiepolo

Me souviens d'ma mère rentrant tous les soirs se vider du récit des querelles, rivalités ou bourdes volées à son boulot, pour nous abreuver de la frauduleuse et insipide soupe du dehors, un vrai feuill'ton qu'on suivait entre fascination et répulsion. Le pouvoir et la soumission en sandwich. Avec des gonzesses plus ou moins découpées dedans, pour les protéines.
J'ai d'sympathie ni pour l'travail, ni pour les saints, quel destin.
Tiepolo

Me souviens d'ma mère rentrant tous les soirs se vider du récit des querelles, rivalités ou bourdes volées à son boulot, pour nous abreuver de la frauduleuse et insipide soupe du dehors, un vrai feuill'ton qu'on suivait entre fascination et répulsion. Le pouvoir et la soumission en sandwich. Avec des gonzesses plus ou moins découpées dedans, pour les protéines.
J'ai d'sympathie ni pour l'travail, ni pour les saints, quel destin.
Top moumoute : -1. Il te plaid cet arctique ? [Oui/Nan]
19/07/2010 A piloris
Je lisais toutal un article sur les allergies croisées ; moi j'ai l'esprit simple, j'peux pu avaler un kiwi tout seul, oui, même tout nu sans la peau, m'prends pas en plus pour une andouille, j't'ai r'péréE.
Bref, je m'disais qu'on avait d'la chance de pouvoir s'payer de pointilleuses études pour apprendre des verités capitales du style que si t'es allergique au latex, tu l'es fatalm'ent aux chataignes et aux fruits d'la passion. Les amateurs apprécieront.
Tout comme j'ai appris l'aut jour que la troublante énigme de l'oeuf et la poule était enfin résolue. Oui, je suis obligée de révéler la soluce ici-même, pasque bon je sais qu'j'ai des lecteurEs qui sont pas toujours au top de leurs perfs... Allez, fin du suspense, la prems c'est la poule, cauz qu'elle a les ovaires ousque l'oeuf il est nécessair'ment fabriqué.
Encore une occase de féliciter notre élite. Çui qui m'balance qui a nécessair'ment produit les ovaires, j'y offre une coupette.
Bref, je m'disais qu'on avait d'la chance de pouvoir s'payer de pointilleuses études pour apprendre des verités capitales du style que si t'es allergique au latex, tu l'es fatalm'ent aux chataignes et aux fruits d'la passion. Les amateurs apprécieront.
Tout comme j'ai appris l'aut jour que la troublante énigme de l'oeuf et la poule était enfin résolue. Oui, je suis obligée de révéler la soluce ici-même, pasque bon je sais qu'j'ai des lecteurEs qui sont pas toujours au top de leurs perfs... Allez, fin du suspense, la prems c'est la poule, cauz qu'elle a les ovaires ousque l'oeuf il est nécessair'ment fabriqué.
Encore une occase de féliciter notre élite. Çui qui m'balance qui a nécessair'ment produit les ovaires, j'y offre une coupette.
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19/07/2010 A fond les galons
Ca m'fait toujours bizarre de lire, de plus en plus souvent, c't'expression un grenelle pour parler d'une réunion formelle et fouillée, sommée de résoudre les problèmes, à coups d'compromis des parties.
Après le grenelle de l'environn'ment (dont j'te laisse rechercher les avancées majeures au cas où t'aurais déjà oublié), vlà-t-y pas qu'à Grenoble, i s'sont agacés, eux aussi, et réclament un grenelle de la sécurité ; oué mmmmmh, t'es impatient d'savoir quels lourds casiers vont représenter les méchants, comparer les mesures à prendre, cramage de voitures non répertorié, bavures classées au ministère, disparition de preuves en tout genre, dans le respect de la liberté républicaine... à moins qu'il ne s'agisse d'une tentative désespérée pour remettre -enfin- le sécuritaire au centre des débats, d'où qu'il a dû sortir sans préviendre, pour remettre la démocratie droit dans ses bottes.
Tâtonnons du côté des modèles... Le premier Grenelle, en mai 68 ? Pas mal, l'a abouti à la visite du général de gaulle au général massu, la dissolution de l'assemblée, et la remontée en technicolor de la droite dure. Je l'sens bien.
Le quartier de Grenelle à Paris ? Il a abrité le Vél' d'hiv, où qu'furent embarqués plus de 10 000 feujs, en 42, grâce au zèle de quasi autant d'képis de la police française. Encore d'la bonne, question sécurité.
J'hésite là, ça fait quand même plus de bottes que d'démocratie. Fort heureus'ment, après un court moment de détresse, la symbolique démocrante me rattrape à temps... Qu'allais-je m'estourdir d'étoiles, quand j'avais l'fiel à portée d'main... Grenelle, c'est exactement là que siège le bon maire de la douce ville où chuis née, comment ai-je pu l'oublier, notre ministre du travail, Eric Woerth. Un exempt à soi tout seul, un boulet en papier mâché direct sorti du cul de HEC, l'écrémé professionnel... un pur costard-cravatte, enfin !
Après le grenelle de l'environn'ment (dont j'te laisse rechercher les avancées majeures au cas où t'aurais déjà oublié), vlà-t-y pas qu'à Grenoble, i s'sont agacés, eux aussi, et réclament un grenelle de la sécurité ; oué mmmmmh, t'es impatient d'savoir quels lourds casiers vont représenter les méchants, comparer les mesures à prendre, cramage de voitures non répertorié, bavures classées au ministère, disparition de preuves en tout genre, dans le respect de la liberté républicaine... à moins qu'il ne s'agisse d'une tentative désespérée pour remettre -enfin- le sécuritaire au centre des débats, d'où qu'il a dû sortir sans préviendre, pour remettre la démocratie droit dans ses bottes.
Tâtonnons du côté des modèles... Le premier Grenelle, en mai 68 ? Pas mal, l'a abouti à la visite du général de gaulle au général massu, la dissolution de l'assemblée, et la remontée en technicolor de la droite dure. Je l'sens bien.
Le quartier de Grenelle à Paris ? Il a abrité le Vél' d'hiv, où qu'furent embarqués plus de 10 000 feujs, en 42, grâce au zèle de quasi autant d'képis de la police française. Encore d'la bonne, question sécurité.
J'hésite là, ça fait quand même plus de bottes que d'démocratie. Fort heureus'ment, après un court moment de détresse, la symbolique démocrante me rattrape à temps... Qu'allais-je m'estourdir d'étoiles, quand j'avais l'fiel à portée d'main... Grenelle, c'est exactement là que siège le bon maire de la douce ville où chuis née, comment ai-je pu l'oublier, notre ministre du travail, Eric Woerth. Un exempt à soi tout seul, un boulet en papier mâché direct sorti du cul de HEC, l'écrémé professionnel... un pur costard-cravatte, enfin !
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17/07/2010 Post mortel
J'aim'rais pouvoir chier sur les tombes de tous ceux qui condamnent Giraudeau à rester un bien mort philosophe de la maladie, comme sur celles, du reste, des ceusses qui ont empaqu'té les ombres de Desproges, Cioran ou Foucault dans des créneaux morbides bien crabouillés.
Il parle de temps, usé chez les branleurs à croix rouge -sur la banquise, c'est tout l'temps la saison des décorations, c'est ça la fonte des grâces ; retourné comme une escalope merdeuse dépourvue de cerveau et de guiboles pour s'enfuir. La gloire. Cancer, sida ou angoisse de vivre, même topo. La maladie, comme concept. Médicalisé, couvé, brocardé. Surtout embaumez soigneus'ment l'échec d'une si vaniteuse civilisation qu'elle se flatte d'avoir su distinguer le bien du mal, on sait jamais, des gaz pourraient sortir.
Mais foutez-leur la paix aux ceusses qui vous braillent à la gueule qu'on est tous moribonds, c'est une vérité nécessaire.
Il parle de temps, usé chez les branleurs à croix rouge -sur la banquise, c'est tout l'temps la saison des décorations, c'est ça la fonte des grâces ; retourné comme une escalope merdeuse dépourvue de cerveau et de guiboles pour s'enfuir. La gloire. Cancer, sida ou angoisse de vivre, même topo. La maladie, comme concept. Médicalisé, couvé, brocardé. Surtout embaumez soigneus'ment l'échec d'une si vaniteuse civilisation qu'elle se flatte d'avoir su distinguer le bien du mal, on sait jamais, des gaz pourraient sortir.
Mais foutez-leur la paix aux ceusses qui vous braillent à la gueule qu'on est tous moribonds, c'est une vérité nécessaire.
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17/07/2010 Odd People Out (Êtres extravagants)
Le film où je préfère Depp, c'est Before Night Falls, de Julian Schnabel, le même -par ailleurs peintre réputé, qui a pondu Basquiat.
Javier Bardem y incarne épatamment Reinaldo Arenas, poète, romancier et surtout pédé cubain, qui passa un bout d'temps en prison pour finir par le sida et l'suicide au pied de la statue d'la liberté.
Depp, lui, cumule deux rôles, celui de Bonbon, transsexuelle emprisonnée chez les castristes, et du lieutenant Victor, son jumeau inversé, homo refoulé à la sophistication perverse.
Arenas ne trouvait l'art digne que dans l'irrévérence et la plus sublime poésie dans le tourbillon des mouches qui montent vers ton visage quand tu soulèves le couvercle des cabinets. Sur la bobine, c'est fort logiqu'ment via le trou d'balle de la belle, après un passage obligé aux chiottes, dernier rempart de l'intime, que peuvent s'évacuer les textes du déviant.
extrait, sur un titre d'Anthony and the Johnsons, dans la famille extravagant, encore une bonne pioche.
Javier Bardem y incarne épatamment Reinaldo Arenas, poète, romancier et surtout pédé cubain, qui passa un bout d'temps en prison pour finir par le sida et l'suicide au pied de la statue d'la liberté.
Depp, lui, cumule deux rôles, celui de Bonbon, transsexuelle emprisonnée chez les castristes, et du lieutenant Victor, son jumeau inversé, homo refoulé à la sophistication perverse.
Arenas ne trouvait l'art digne que dans l'irrévérence et la plus sublime poésie dans le tourbillon des mouches qui montent vers ton visage quand tu soulèves le couvercle des cabinets. Sur la bobine, c'est fort logiqu'ment via le trou d'balle de la belle, après un passage obligé aux chiottes, dernier rempart de l'intime, que peuvent s'évacuer les textes du déviant.
extrait, sur un titre d'Anthony and the Johnsons, dans la famille extravagant, encore une bonne pioche.
Top moumoute : -2. Il te plaid cet arctique ? [Oui/Nan]

Y en a qui bossent
Un Paris, des paris. Paris d'Inuit comme dans c'est beau une ville, l'inuit. ExileE sur un nouveau condiment. Avec ou sans metro.