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03/08/2010 Un poco de paca


Elle t'en fout plein la gueule, elle rit dans l'bruit, elle me dévore. Des années que je la courtise et la repousse, que je la baise debout ou vautrée sur un banc chaud de pierre, qu'elle me ceinture en frimeuse pour m'abandonner merdeuse et conquise. Suceuse de sang, cuisses au rebond et seins dehors, retapée d'l'arène au gabian, une vraie pouffiasse, la paca.
J'l'ai jouée évidente, la pause officielle, un plein d'couleurs, de la rocaille, des chutes de lit et des descentes d'airain.

Des goinfres qui t'ventousent des culs d'bouteille sur les guiboles à la trahison rançonnée olives-martini pendant qu'la ride cuit doucett'ment, sur ces charmantes triques l'aplomb zen s'empale en mue intégrale. Dans ses ptits trous nichés et secrets, abrupts, ocre douce qui grise sous les vents, de Nice à Vence, enculée comme une grande, la garce, la truande, la charnelle cache sa viande, la bouche soyeuse entre les broussailles.
La sueur au front à Monaco, jusqu'à Hirst et mon cher poulpe (haha, amiE lecteurE, raaaaaah mmmmmhhhh, prems). Les doigts agrippés au velours marin, le pied nu sur un quai, le genou sauvag'ment plaqué contre les draps moussus.

Allez hop, pause de la pause, j'm'en r'tourne danser le jerk.


Top moumoute : 0. Il te plaid cet arctique ? [Oui/Nan]

21/07/2010 Gagathe


À défaut d'en faire la pétasse espérée, un préteur fit arracher un ou deux seins à la jeune agathe, histoire de lui montrer qui qu'avait les couilles à la bonne place. C'tait en sicile y a pfff deux millénaires.

Tiepolo
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Me souviens d'ma mère rentrant tous les soirs se vider du récit des querelles, rivalités ou bourdes volées à son boulot, pour nous abreuver de la frauduleuse et insipide soupe du dehors, un vrai feuill'ton qu'on suivait entre fascination et répulsion. Le pouvoir et la soumission en sandwich. Avec des gonzesses plus ou moins découpées dedans, pour les protéines.

J'ai d'sympathie ni pour l'travail, ni pour les saints, quel destin.


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19/07/2010 A piloris


Je lisais toutal un article sur les allergies croisées ; moi j'ai l'esprit simple, j'peux pu avaler un kiwi tout seul, oui, même tout nu sans la peau, m'prends pas en plus pour une andouille, j't'ai r'péréE.
Bref, je m'disais qu'on avait d'la chance de pouvoir s'payer de pointilleuses études pour apprendre des verités capitales du style que si t'es allergique au latex, tu l'es fatalm'ent aux chataignes et aux fruits d'la passion. Les amateurs apprécieront.

Tout comme j'ai appris l'aut jour que la troublante énigme de l'oeuf et la poule était enfin résolue. Oui, je suis obligée de révéler la soluce ici-même, pasque bon je sais qu'j'ai des lecteurEs qui sont pas toujours au top de leurs perfs... Allez, fin du suspense, la prems c'est la poule, cauz qu'elle a les ovaires ousque l'oeuf il est nécessair'ment fabriqué.
Encore une occase de féliciter notre élite. Çui qui m'balance qui a nécessair'ment produit les ovaires, j'y offre une coupette.


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19/07/2010 A fond les galons


Ca m'fait toujours bizarre de lire, de plus en plus souvent, c't'expression un grenelle pour parler d'une réunion formelle et fouillée, sommée de résoudre les problèmes, à coups d'compromis des parties.

Après le grenelle de l'environn'ment (dont j'te laisse rechercher les avancées majeures au cas où t'aurais déjà oublié), vlà-t-y pas qu'à Grenoble, i s'sont agacés, eux aussi, et réclament un grenelle de la sécurité ; oué mmmmmh, t'es impatient d'savoir quels lourds casiers vont représenter les méchants, comparer les mesures à prendre, cramage de voitures non répertorié, bavures classées au ministère, disparition de preuves en tout genre, dans le respect de la liberté républicaine... à moins qu'il ne s'agisse d'une tentative désespérée pour remettre -enfin- le sécuritaire au centre des débats, d'où qu'il a dû sortir sans préviendre, pour remettre la démocratie droit dans ses bottes.

Tâtonnons du côté des modèles... Le premier Grenelle, en mai 68 ? Pas mal, l'a abouti à la visite du général de gaulle au général massu, la dissolution de l'assemblée, et la remontée en technicolor de la droite dure. Je l'sens bien.
Le quartier de Grenelle à Paris ? Il a abrité le Vél' d'hiv, où qu'furent embarqués plus de 10 000 feujs, en 42, grâce au zèle de quasi autant d'képis de la police française. Encore d'la bonne, question sécurité.

J'hésite là, ça fait quand même plus de bottes que d'démocratie. Fort heureus'ment, après un court moment de détresse, la symbolique démocrante me rattrape à temps... Qu'allais-je m'estourdir d'étoiles, quand j'avais l'fiel à portée d'main... Grenelle, c'est exactement là que siège le bon maire de la douce ville où chuis née, comment ai-je pu l'oublier, notre ministre du travail, Eric Woerth. Un exempt à soi tout seul, un boulet en papier mâché direct sorti du cul de HEC, l'écrémé professionnel... un pur costard-cravatte, enfin !



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17/07/2010 Post mortel


J'aim'rais pouvoir chier sur les tombes de tous ceux qui condamnent Giraudeau à rester un bien mort philosophe de la maladie, comme sur celles, du reste, des ceusses qui ont empaqu'té les ombres de Desproges, Cioran ou Foucault dans des créneaux morbides bien crabouillés.

Il parle de temps, usé chez les branleurs à croix rouge -sur la banquise, c'est tout l'temps la saison des décorations, c'est ça la fonte des grâces ; retourné comme une escalope merdeuse dépourvue de cerveau et de guiboles pour s'enfuir. La gloire. Cancer, sida ou angoisse de vivre, même topo. La maladie, comme concept. Médicalisé, couvé, brocardé. Surtout embaumez soigneus'ment l'échec d'une si vaniteuse civilisation qu'elle se flatte d'avoir su distinguer le bien du mal, on sait jamais, des gaz pourraient sortir.

Mais foutez-leur la paix aux ceusses qui vous braillent à la gueule qu'on est tous moribonds, c'est une vérité nécessaire.


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17/07/2010 Odd People Out (Êtres extravagants)


Le film où je préfère Depp, c'est Before Night Falls, de Julian Schnabel, le même -par ailleurs peintre réputé, qui a pondu Basquiat.
Javier Bardem y incarne épatamment Reinaldo Arenas, poète, romancier et surtout pédé cubain, qui passa un bout d'temps en prison pour finir par le sida et l'suicide au pied de la statue d'la liberté.

Depp, lui, cumule deux rôles, celui de Bonbon, transsexuelle emprisonnée chez les castristes, et du lieutenant Victor, son jumeau inversé, homo refoulé à la sophistication perverse.

Arenas ne trouvait l'art digne que dans l'irrévérence et la plus sublime poésie dans le tourbillon des mouches qui montent vers ton visage quand tu soulèves le couvercle des cabinets. Sur la bobine, c'est fort logiqu'ment via le trou d'balle de la belle, après un passage obligé aux chiottes, dernier rempart de l'intime, que peuvent s'évacuer les textes du déviant.

extrait, sur un titre d'Anthony and the Johnsons, dans la famille extravagant, encore une bonne pioche.






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16/07/2010 Hysteria


Toi qui détestes poireauter dans les salles d'attente, rappelle-toi que c'est grâceà la rapac'rie médicale -et à son incompétence- qu'est né le premier vibromasseur, en 1883, appareil ingénieux conçu pour suppléer l'incurie des gardiens de la bonne santé sociale, et subséquemment leur remplir les bourses.

Mettre un doigt, passe, être payé pour, limite, on en a poinçonné pour moins qu'ça, mais l'agiter des plombes sans connaissance de glose, plus pire que la quéquette du râle. Quand les travailleurs manuels de la faculté passèrent de 60 mns de consult à 10, ce fut donc l'occase inespérée de combiner poisse et rentabilité.

Faut pas croire, les manuels recommandent aux médecins de branler une femme pour qu'elle décoince depuis le premier siècle avant JC; une technique pointue qui a permis de grandes avancées à la cause masculine. Jusqu'à c'que... Pfff nan, pas Freud, t'es con.

Gloire à nous, l'hystérie fut depuis toujours et universell'ment la plus grosse épine plantée dans l'pied du mâle qui gère. Inquiétante, tapageuse, redoutée et redondante, l'infirmité à troubles multiples a toujours su cacher combien la jouissance féminine était exigeante et fondamentale.

Jusqu'à sa disparition en 1952 de la liste des pathologies, ce dysfonctionn'ment chelou bizarrm'ent réparti chez les veuves, les compagnes délaissées et les jeunes vierges a su cantonner la femme qui jouit dans la case malade au paroxysme de la crise, pendant qu'les blouses blanches lui facilitaient la chatte -pour les plus veinardes- à coups d'massages thérapeutiques récurrents, l'objectif étant, après tout, qu'elles devinssent moins ronchons, plus solides et accessoir'ment plus détendues.

Le mâle finaud se glorifia ainsi longtemps de pallier un mal étrange, répandu et sournois là où il démontrait, au tout-venant et d'puis perpète, sa propre insuffisance à faire planer bobonne. Jusqu'à c'qu'il s'aperçoive que la science moderne, pourtant chargée d'faire taire femelle, lui niquait l'chaudron sur le feu. Merde, la paix, d'accord, la virilité en tube, jamais.
2000 ans passés à cerner l'problème pour qu'enfin cette race de philosophes comprenne que la femme avait toujours été, par essence, une mal baisée, t'avoueras c'est préoccupant.

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photo tirée d'un très vieux film qui donne très envie

Tout en remplissant les cabinets des diafoirus d'orgasmes minutés et planifiés, l'apparition du gode provoqua un moment de flott'ment, très exactement entre son invention et sa généralisation dans les foyers, le bourgeois sait faire des économies dès qu'i s'agit d'son bien-e. Si bien que, malencontreus'ment, il se popularisa et finit par se produire sur pelloche dès les années 20. La branlette de gonzesse passa ainsi, en star, et après deux millénaires de statut médical, au statut ouvertement sexuel, et suspect.

Après ces quarante courtes années de satisfaction aussi mécanique qu'immédiate, où l'on a pu craindre que la femme ne frôle l'épanouiss'ment, z'ont commencé à avoir un sérieux doute sur l'ingénierie, les virils, et à s'sentir moins crédibles. Jouir à saute-bonbon leur faisait friser la toison, aux salopes, point dard. Du plaisir, et pis l'doigt encore ?

En petit cadeau du soir, espoir, tu peux gracieus'ment télécharger ici le premier porno, réalisé aux Etats-Unis vers 1915 ; que même pas on t'demande de mettre des euros dans la fente, il est libre d'l'étroit. Dirigé, s'il vous plait, par Mr A. Wise Guy et photographié par Will B. Hard ; les panneaux/titres étant de de Will She, eh ouais, déjà d'la recherche dans les noms d'artistes.

Accessoir'ment, la lumière y est parfois si aveuglante qu'on n'y voit nib, mais ça surprendra personne hein.


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Commentaires

  • texaverie : http://www.contre-informati... ^^
  • texaverie : http://festivalfou.blogspot... Je crois que je vais m'offrir un viquend ;-)
  • ours : Suis toujours touchée par la gratitude de mes lecteurEs et ce, malgré la rugosité de...
  • mashpassemot : Suis toujours touchée par la générosité de ta langue et ce, malgré l'ingratitude des...
  • mashpassemot : aux rapports âgés ou tirer sur l'ambulance, un parfum de soufre, j'eum bin
  • Vilain : C'est gentil de faire ma pub.....http://liensutiles.forumact...
  • mashpassemot : j'croyais qu'au Nord c'étaient les corons. Z'ont récemment décidé de repousser les...
  • ours : j'vais continuer à mettre des poèmes de plusieurs centaines de vers, c'est un succès...
  • texaverie : la liste des queues est longue... Merci de l'avoir circoncise un peu...Mais du coup...
  • texaverie : un vrai cru de tout d'amour ;-)
  • mashpassemot : certains s'entêtent pendant que d'autres s'enculent, l'amour quoi
  • pantR : Pourquoi le captiver par des noeuds politiques ? ;o)
  • http://pplemoqu... : juste pour rigoler Héloïse apprend le latin. Avec Abélard, elle...
  • ours : ... une amoureuse hors paires qui faisait pas sans gland :p
  • Vilain : Putain!..;Quand elle prenait la plume, elle faisait pas semblant....lol
  • texaverie : le jour ou je verrai en ma feuille blanche un corps de femme dans l'espoir de voir...
  • http://www.ekin... : hm... quand on aime pas faut bien argumenter, vice et verso^^
  • ours : personne est obligé d'tartiner toute la toile, elle se mange pas et y a pas...
  • http://www.ekin... : c'est là que l'on voit que les particules ont parfois une partie tête^^ Mer de Alors...
  • http://www.ekin... : Munk m'a pas plus à moâ, feignasse, laisse plein de toile crade, vite-fait-mal-fait...